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PAROLES FRANCAISES
Vous trouverez sur cette page les lyrics des morceaux classés Divers Français de mon répertoire. Pour les autres styles, allez à la page Paroles
Les Elucubrations (Antoine)
Laisses Béton (Renaud)
Qui c'est celui-là (P.Vassiliu)
Travailler c'est trop dur (Z.Richard)
On the Road again (B.Lavilliers)
La fille du Père Noël (J.Dutronc)
L'opportuniste (J.Dutronc)
Le Pornographe (G. Brassens)
Les amoureux des bancs publics (G. Brassens)
La mauvaise réputation (G. Brassens)
Les copains d'abord (G. Brassens)
Le Gorille (G. Brassens)
Le Sud (N.Ferrer)
Le Téléphon (N.Ferrer)
La Fille du Coupeur de Joints (H.F. Thiéfaine)
Les élucubrations (Antoine)
Oh, yeah!
Ma mère m'a dit Antoine fais-toi couper les cheveux
Je lui ai dit, ma mère, dans vingt ans si tu veux.
Je ne les garde pas pour me faire remarquer,
Ni parce qu'je trouve ça beau mais parc que ça me plaît.
Oh, yeah!
Ce jour j'écoute la radio en me réveillant
C'était Yvette Horner qui jouait de l'accordéon.
Ton accordéon me fatigue Yvette
Si tu jouais plutôt de la clarinette.
Oh, yeah!
Mon meilleur ami si vous le connaissiez
Vous ne pourriez plus vous en séparer.
L'autre jour il n'était pas très malin,
Il a pris un laxatif au lieu de prendre le train.
Oh, yeah!
Avec mon petit cousin qui a dix ans
On regardait Nounours a la télévision.
quand Nounours il a dit "Bonne nuit mon bonhomme"
Il est parti danser le Jerk au Paladium.
Oh, yeah!
Le juge a dit ¦ Jules, vous avez tué
Oui, j'ai tué ma femme, pourtant je l'aimais.
Le juge a dit ¦ Jules, vous aurez vingt ans,
Jules a dit, quand on aime on a toujours vingt ans.
Oh, yeah!
Tout devrait changer tout le temps
Le monde serait bien plus amusant.
On verrait des avions dans les couloirs du métro
Et Johnny Hallyday en cage à Medrano.
Oh, yeah!
Si je porte des chemises à fleurs
C'est que je suis en avance de deux ou trois longueurs.
Ce n'est qu'une question de saison,
Les vôtres n'ont encore que des boutons.
Oh, yeah!
J'ai reçu une lettre de la présidence
Me disant "Antoine, vous avez du bon sens
Comment faire pour enrichir le pays?"
"Mettez la pilule en vente dans les monoprix!"
Laisse Béton (Renaud)
J'étais tranquille j'étais peinard
Accoudé au flipper
Le type est entré dans le bar
A commandé un jambon-beurre
Puis il s'est approché de moi
Pi y m'a regardé comme ça
T'as des bottes mon pote
Elles me bottent
J'parie qu'c'est des Santiag
Viens faire un tour dans l'terrain vague
J'vais t'apprendre un jeu rigolo
A grands coups de chaîne de vélo
J'te fais tes bottes à la baston
Moi j'y ai dis…. laisse béton
Y m'a filé une beigne
J'ai filé une torgnole
M'a filé un châtaigne
J'lui ai filé mes grolles
J'étais tranquille j'était peinard
Accoudé au comptoir
Le type est entré dans le bar
A commandé un café noir
Puis il m'a tapé sur l'épaule
Et m'a regardé d'un air drôle
T'as un blouson mec'ton
L'est pas bidon
Moi j'me les gèle sur mon scooter
Avec ça j's'rais un vrai rocker
Viens faire un tour dans la ruelle
J'te montrerai mon Opinel
Et j'te chourav'rai ton blouson
Moi j'y ai dis …laisse béton
Y m'a filé une beigne
J'ai filé un marron
M'a filé une châtaigne
J'ai filé mon blouson
J'étais tranquille j'étais peinard
Je réparais ma mobylette
Le type a surgi sur l'boul'vard
Sur sa grosse moto super chouette
S'est arrêté l'long du trottoir
Et m'a regardé d'un air bête
T'as l'même blue jean que James Dean
Tu arrête ta frime
J'parie qu'c'est un vrai Levy-Strauss
Il est carrément pas craignos
Viens faire un tour derrière l'église
Histoire que je te dévalise
A grands coups de ceinturons
Moi j'y ai dis …laisse béton
Y m'a filé une beigne
J'ai filé une mandalle
M'a filé une châtaigne
J'ai filé mon futal
La morale de c'te pauvr'histoire
C'est qu'quand tes tranquille et peinard
Faut pas trop traîner dans les bars
A moins d'êtr'fringué en costard
Quand à la fin d'une chanson
Tu t'retrouve à poil sans tes bottes
Faut avoir d'l'imagination
Pour trouver une chute rigolote
Qui c'est, celui-là ? (P.Vassiliu)
Ref Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ?
Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga
Il a une drôle de tête ce type-là
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a ?
Et puis cha bagnole oh les gars
Elle est drôlement bizarre oh les gars
ça s'passera pas comme ça.
(à rajouter au dernier refrain)
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ?
Il a un drôle d'accent ce gars-là
L'a une drôle de voix
On va pas se laicher faire oh les gars
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a
Non mais cha va pas, mon p'tit gars
On va l'mettre en prison ce type-là
S'il continue comme ça.
Je ne suis pas un play boy, je ne paie pas de mine,
Avec ma grosse moustache et mon long nez de fouine
Mais je ne sais pas pourquoi quand je souris aux filles
Elles veulent toujours m'emmener coucher dans leur famille
Et leurs maris disent de moi...
Ref
Ce n'est pas ma faute à moi si les femmes mariées
Préfèrent sortir avec moi pour jouer à la poupée
Elles aiment mes cheveux blonds et mes yeux polissons
Mais je crois qu'ce qu'elles préfèrent c'est mon p'tit ventre rond
Et leurs maris disent de moi...
Ref
Si vous saviez comme c'est beau, d'être bien dans sa peau
Je bois mon pastis au bar avec le chef de gare
Je me gare n'importe où j'vous jure que j'suis heureux
Mais ça emmerde les gens quand on vit pas comme eux
Et les gens disent de moi...
Ref
Voyant que sur cette terre tout n'était que vice
Et que pour faire des affaires je manquais de malice
Je montais dans mon engin interplanétaire
Et je ne remis jamais les pieds sur la terre.
Et les hommes disent de moi...
Ref + rajout
Travailler c'est trop dur (Zachary Richard)
Travailler c'est trop dur et voler c'est pas beau
D'mander la charité c'est quequ'chose qu'j'peux pas faire
Chaque jour que moi j'vis, on m'demande de quoi j'vis
J'dis que j'vis sur l'amour et j'espère dev'nir vieux
Et je prends mon vieux ch'val et j'attrape ma vieill' selle
Et je selle mon vieux ch'val pour aller chercher ma belle
Vers un grand bout de glace de St-Antoine à Beaumont
Mais le long du grand Texas j'tai cherché bien longtemps
Et je prends mon violon et j'attrape mon archet
Et je joue ma vieille valse pour faire le monde danser
Vous connaissez mes amis la vie est bien trop courte
pour se faire des soucis alors ce soir allons danser
On the road again (Bernard Lavilliers)
[D]Nous étions [Em]jeunes et [G]larges d'épaules [Bm]
[D]Bandits joy[Em]eux, in[G]solents et dr[Bm]ôles
[D]On attend[Em]ait que [G]la mort nous frô[Bm]le
Refrain: On [D]the road aga[Em]in, ag[G]ain
On [D]the road aga[Em]in, ag[G]ain
Au petit jour on quittait l'Irlande
Et derrière nous s'éclairait la lande
Il fallait bien un jour qu'on nous pende
Refrain
La mer revient toujours au rivage
Dans les blés mûrs, y'a des fleurs sauvages
N'y pense plus, tu es de passage
Refrain
Nous étions jeunes et larges d'épaules
On attendait que la mort nous frôle
Elle nous a pris les beaux et les drôles
[Bm] [D]Ami Sais-[G]tu que les mots d'am[F#m7]our
Vo[G]yagent mal de nos [A]jours
Tu parti[G]ra encore plus lo[A4/9]urd
Refrain
La fille du père noël (Jacques Dutronc)
1 J'l'ai trouvée au petit matin
Toute nue dans mes grands souliers
Placée devant la cheminée
Pas besoin de vous faire un dessin
2 De battr' mon coeur s'est arrêté
Sur le lit j'ai jeté mon fouet
Tout contre elle je me suis penché
Et sa beauté m'a rendu muet
3 Fatigué j'ai la gueule de bois
Toute la nuit j'avais aidé mon père
Dans le feu j'ai remis du bois
Dans la ch'minée. y avait pas son père
C'était la fille du Père Noël
J'étais le fils du Pèr' Fouettard
Ell' s'appelait Marie Noël
Je m'appelais Jean Baltazar
4 Je prends la fille dans mes bras
Elle me dit mais non Balthasar
Ne fais donc pas le fier à bras
Je suis tombée là par hasard
5 Toute la nuit j'avais fouetté
À tour de bras les gens méchants
Toute la nuit elle avait donné
Des cadeaux à tous les enfants
Ref
6 Descendue chez moi par erreur
Elle était là dans mes souliers
Et comm' je ne pouvais prendre son coeur
Je l'ai remise sur le palier
C'était la fille du Père Noël
J'étais le fils du Pèr' Fouettard
Et elle m'a dit d'une voix d'crécelle
Bye bye au hasard Baltazar
L'opportuniste (Jacques Dutronc)
1- [G]Je suis pour le [C]communism'
Je [Am]suis pour le socia[Em]lism'
[G]Et pour le ca[C]pitalism'
Parce [Am]que je suis opportu[Em]nist' [Bm]
[G]Il y en a [C]qui contest'
Qui [Am]revendiqu' et qui [G]protest'
[G]Moi je ne fais [c]qu'un seul gest'
Je [Am]retourne ma [Em]vest'
Je [Am]retourne ma [Em]vest'
Touj[Bm]ours du bon co[Em]té [G]
2- Je n'ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
J'fais confiance aux électeurs
Et j'en profite pour faire mon beurre
Il y en a qui contest'
Qui revendiqu' et qui protest'
Moi je ne fais qu'un seul gest'
Je retourne ma vest',
Je retourne ma vest'
Toujours du bon coté
3- Je suis de tous les partis
Je suis de toutes les patries
Je suis de toutes les cotteries
Je suis le roi des convertis
Il y en a qui contest'
Qui revendiqu' et qui protest'
Moi je ne fais qu'un seul gest'
Je retourne ma vest',
Je retourne ma vest'
Toujours du bon coté
4- Je crie vive la révolution !
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration !
Non jamais je ne conteste
Ni revendique ni ne proteste
Je ne sais faire qu'un seul geste
Celui de retourner ma veste
De retourner ma veste
Toujours du bon coté
5-[G]Je l'ai tellement [C]retournée
Qu'elle craque de tous côtés
A la prochaine révolution
Je retourne mon pantalon
LE PORNOGRAPHE (Georges Brassens)
Autrefois, quand j'étais marmot, J'avais la phobie des gros mots
Et si j'pensais " merde " tout bas, Je ne le disais pas
Mais, aujourd'hui que mon gagne-pain, C'est d'parler comme un turlupin
Je n'pense plus " merde ", pardi, Mais je le dis
Ref: J'suis l'pornographe, Du phonographe
Le polisson, De la chanson
Afin d'amuser la gal'rie, Je crache des gauloiseries
Des pleines bouches de mots crus, Tout à fait incongrus
Mais, en m'retrouvant seul sous mon toit, Dans ma psyché j'me montre au doigt
Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrect, Voir par les Grecs "
Ref
Tous les sam'dis j'vais à confesse, M'accuser d'avoir parlé d'fesses
Et j'promets ferme au marabout, De les mettre tabou
Mais, craignant, si je n'en parle plus, D'finir à l'Armée du Salut
Je r'mets bientôt sur le tapis, Les fesses impies
Ref
Ma femme est, soit dit en passant, D'un naturel concupiscent
Qui l'incite à se coucher nue, Sous le premier venu
Mais, m'est-il permis, soyons sincères, D'en parler au café-concert
Sans dire qu'elle a, suraigu, Le feu au cul ?
Ref
J'aurais sans doute du bonheur, Et peut-être la Croix d'Honneur
A chanter avec décorum, L'amour qui mène à Rome
Mais, mon ange m'a dit : " Turlututu, Chanter l'amour t'est défendu
S'il n'éclôt pas sur le destin, D'une putain "
Ref
Et quand j'entonne, guilleret, A un patron de cabaret
Une adorable bucolique, Il est mélancolique
Et, me dit, la voix noyée de pleurs : " S'il vous plaît de chanter les fleurs
Qu'elles poussent au moins rue Blondel, Dans un bordel "
Ref
Chaque soir avant le dîner, A mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens, Dans le soleil couchant
Mais, n'me d'mandez pas d'chanter ça, si, Vous redoutez d'entendre ici
Que j'aime à voir, de mon balcon, Passer les cons
Ref
Les bonnes âmes d'ici bas, Comptent ferme qu'à mon trépas
Satan va venir embrocher, Ce mort mal embouché
Mais, mais veuille le grand manitou, Pour qui le mot n'est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem, A l'heure blême
Le pornographe, Du phonographe
Le polisson, De la chanson
Les amoureux des bancs publics (Georges Brassens)
1- Les gens qui voient de travers pensent que les bancs verts qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents.
Mais c'est une absurdité, car, à la vérité, ils sont là, c'est notoir',
Pour accueillir quelque temps les amours débutants.
Les amoureux qui s'bécot'nt sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics,
En s'foutant pas mal du r'gard oblique
Des passants honnêtes,
Les amoureux qui s'bécot'nt sur les bancs publics, Bancs publics, bancs publics,
En s'disant des "Je t'aim'" pathétiques,
Ont des p'tit's gueul's bien sympathiques !
2- Ils se tiennent par la main, Parlent du lendemain, Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher...
Ils se voient déjà douc'ment , Ell'cousant, lui fumant, Dans un bien-être sûr,
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé...
Refrain
3- Quand la saint' famille Machin Croise sur son chemin Deux de ces malappris,
Ell' leur décoch' hardiment des propos venimeux...
N'empêch' que tout' la famille (Le pèr', la mèr', la fill', le fils, le "Saint Esprit…")
Voudrait bien, de temps en temps, pouvoir s'conduir' comme eux.
Refrain
4- Quand les mois auront passé, Quand seront apaisés Leurs beaux rêves flambants,
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds,
Ils s'apercevront, émus, Qu' c'est au hasard des rues, Sur un d' ces fameux bancs,
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour…
refrain
La mauvaise réputation (Georges Brassens)
Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu' je m' démène ou qu' je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon ch'min de petit bonhomme.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.
Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de mal à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.
Quand j' crois' un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
j' lance la patte et pourquoi le tair',
Le cul-terreux s' retrouv' par terr'
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-d'jatt', ça va de soi.
Pas besoin d'etre Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur gout,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n' mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l' mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugl's, bien entendu
Les copains d'abord (Georges Brassens)
1- Non ce n'était pas le radeau
de la méduse ce bateau
qu'on se le dis' au fond des ports
dise au fond des ports
il naviguait en pèr' peinard
sur la grand-mare des canards
et s'appelait les copains d'abord
les copains d'abord.
2.Ses fluctuat nec mergitur
c'était pas d'la littérature
n'en déplaise aux jeteurs de sorts
aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
n'étaient pas des enfants d'salauds,
mais des amis franco de port
des copains d'abord
3. c'étaient pas des amis de luxe
des petits castor et pollux
des gens de sodome et gomorrhe
sodome et gomorrhe
c'étaient pas des amis choisis
par Montaigne et la Boétie
sur le ventre ils se tapaient fort
les copains d'abord
4. C'étaient pas des anges non plus
L'Evangile ils l'avaient pas lu
mais il s'aimaient tout's voiles dehors
toutes voiles dehors
jean, pierre, Paul et compagnie
c'était leur seule litanie
leur credo, leur confiteor
aux copains d'abord
5. Au moindre coup de trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
c'est elle qui leur montrait le nord
leur montrait le nord
et quand ils etaient en detresse
qu'leurs bras lancaient des SOS
on aurait dit des semaphores
les copains d'abord
6. Au rendez-vous des bons copains
Y'avait pas souvent de lapins
quand l'un d'entre eux manquait a bord
c'est qu'il etait mort
Oui mais jamais, au grand jamais
son trou dans l'eau ne s'refermait
cent ans après coquin de sort
il manquait encore
7. Des bateaux j'en ai pris beaucoup
mais le seul qui ait tenu le coup
qui n'ait jamais vire de bord
mais vire de bord
naviguait en père peinard
sur la grand-mare des canards
et s'app'lait les copains d'abord
les copains d'abord.
... les [A7]copains [D]d'abord [C].
Le sud (Nino Ferrer)
C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane,
A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse,
Et c'est joli
On dirait le Sud,
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement,
Plus d'un million d'années
Et toujours en été
Y'a plein d'enfants, qui se roulent sur la pelouse,
Y'a plein de chiens,
Y'a même un chat, une tortue, des poissons rouges,
Il ne manque rien
Refrain
Un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait la guerre,
On le sait bien
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire,
On dit c'est le destin
Tant pis pour le sud,
C'était pourtant bien,
On aurait pu vivre,
Plus d'un million d'années,
Et toujours en été.
Le Téléphon (Nino Ferrer)
Bernadette elle est très chouette Et sa cousine elle est divine
Mais son cousin il est malsain Je dirais même que c'est un bon à rien
Noémie est très jolie Moins que Zoé mais plus que Nathalie
Anathole il est frivole Monsieur Gaston s'occupe du téléphon
Refrain :
Gaston y-a l'téléphon qui son Et y-a jamais person qui y répond Bis
Marie-Louise est exquise
Marie-Thérèse elle est obèse
Marie-Berthe elle est experte
Par l'entremise de sa tante Arthémise
Édouard fume le cigare
Et Léonard porte une barbe noire
Léontine fait la cuisine
Monsieur Gaston s'occupe du téléphon
Refrain 4 fois
Le Gorille (Georges Brassens)
C'est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on;
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu d'nommer ici...
Gare au gorille !...
Tout à coup, la prison bien close,
Où vivait le bel animal,
S'ouvre on n'sait pourquoi
je suppose qu'on avait du la fermer mal;
Le singe, en sortant de sa cage
dit "c'est aujourd'hui que j'le perds !"
Il parlait de son pucelage,
Vous avez deviné, j'espère !
Gare au gorille !...
L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu : "Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon !"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !...
Celles là même qui, naguère,
Le couvaient d'un oeil décidé,
Fuirent, prouvant qu'ell's n'avaient guère
De la suite dans les idées;
D'autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !...
Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vieille décrépite
Et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !...
"Bah ! soupirait la centenaire,
Qu'on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !"
Le juge pensait, impassible,
"Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible..."
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !...
Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatre jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix !
Gare au gorille !...
Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille,
Comme aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans le maquis !
Gare au gorille !...
La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ca nous aurait fait rire un peu;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !...
La Fille du Coupeur de Joints (H.F. Thiéfaine)
Elle descendait de la
montagne
Sur un chariot chargé de paille
Sur un chariot chargé de foin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Mais nous on était cinq chômeurs
A se lamenter sur not'malheur
En se disant qu'on se taperait bien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Elle descendait de la montagne
V'là qu'elle nous voit vers les murailles
Et qu'elle nous fait : coucou les gens !
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Ben, v'là qu'elle nous prend par la taille
Pis qu'elle nous emmène sur sa paille
Elle nous fait le coup du zeppelin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Ben nous on était cinq chômeurs
A se payer une tranche de bonheur
Une tranche de tagada tsoin-tsoin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Quand on eut passé la ferraille
Elle nous fit fumer de sa paille
Sacré bon dieu que c'était bien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Plus question de chercher du travail
On pédalait dans les nuages
Au milieu des petits lapins
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

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